L’arrêté spécifique sur l’aménagement du temps de travail des personnels de direction du 28 août 2007 a été obtenu à l’arraché, dans un contexte exceptionnel : comme l’une des réponses que nous exigions dans la négociation, après la manifestation organisée par le SNPDEN en novembre 2006, qui avait réuni dans la rue plus du tiers des collègues.
Depuis 2000, les ministres successifs s’étaient refusés explicitement à ouvrir le dossier ; les collectivités territoriales ne manquaient pas de les suivre sur ce terrain.
Désormais, des règles sont opposables aux uns comme aux autres : de ce fait, on ne peut plus supposer et encore moins exiger que notre activité couvre toutes les périodes d’ouverture, de fonctionnement, voire de gardiennage des établissements. Nous n’avons pas même à rendre compte, sinon de l’exécution de nos missions : réglementairement, nous sommes « responsables de l’organisation de (notre) travail », y compris de nos congés (47 jours ouvrés de « repos »).
Le SNPDEN conseille aux personnels de direction de s’appuyer sur les sections académiques, et intervient au niveau national pour que cet acquis syndical très important produise son plein effet.
C’est aussi, pour chacune et chacun d’entre nous, l’occasion de modifier positivement sa relation au travail, de s’inscrire dans un travail d’équipe, de déléguer, de choisir, de préserver sa vie personnelle, familiale et sociale : un véritable enjeu professionnel et culturel, un exercice de liberté et de responsabilité
Enfin, si vraiment les 47 jours de repos ne peuvent être pris, l’existence de cet arrêté spécifique permet désormais d’alimenter un « compte épargne temps ».