De nombreux rectorats cherchent à promouvoir l'accès en ligne à des informations standardisées sur les établissements sous prétexte d'éclairer le « choix » des usagers dans le cadre de l'assouplissement de la carte scolaire.
La seule donnée qualitative insérée est le taux de réussite brut aux examens. C’est une profonde régression alors que le ministère lui-même cherchait à promouvoir depuis quinze ans des données plus sophistiquées et moins inéquitables. Le SNPDEN avait souligné les biais et les insuffisances persistantes de ces indicateurs, notamment du fait de la complexité des établissements et de la notion de réussite des élèves. Le dernier congrès mondial de l’Internationale de l’éducation s’est d’ailleurs inquiété des dérives de l’évaluation.
Ce brusque retour en arrière aux données brutes aux examens, plus régressives même que les classements de la presse, qui met aussi sur le même plan établissements privés et établissements publics, aux règles différentes, vise à attiser la compétition entre établissements. En effet, le plus sûr moyen d’améliorer les résultats bruts aux examens sera d’attirer les meilleurs élèves du voisinage et non d’améliorer sa propre efficacité. C’est pour cela que le SNPDEN dénonce la mise en concurrence des établissements qui est le contraire de la recherche, légitime, de l’efficacité optimale du service public.