En revanche, l’usage de ces données, fait parfois sans précaution par des organes de presse, ne peut que susciter de vives réticences, en particulier quand cela revient finalement à classer en tête des établissements qui, certes, ont 100 % de reçus au baccalauréat sur des effectifs très réduits, mais qui obtiennent aussi ce résultat en éliminant massivement des élèves en cours de scolarité comme en témoignent sans ambiguïté les autres données. A moins qu’ils ne recommandent ce type de pratiques aux établissements, les auteurs de ces classements doivent peser le message qu’ils délivrent par les choix qu’ils font. Si cela ne surprend pas trop de certains organes de presse (surtout empressés de valoriser l’enseignement privé sans trop « gratter »), c’est plus étonnant d’autres. C’est particulièrement le cas, cette année, du Monde.fr en contradiction complète, d’ailleurs, avec ses propres préconisations. Il lui était tout à fait possible de faire autrement….
Le SNPDEN souhaite que des règles de bonnes pratiques sur l’usage de ces indicateurs s’élaborent sur la base de ce qui avait motivé la création de données reflétant mieux la qualité de la prise en charge des élèves.